Un chantier de salle de bain, jour par jour
Quatre jours, et deux où la salle de bain est hors service. Voici exactement ce qui se passe, pour que vous puissiez planifier autour.
La question pratique qui vient après le prix, c'est toujours : combien de temps, et est-ce que je peux rester chez moi ? Voici le déroulement réel d'une salle de bain complète — plancher et murs de douche — pour que vous puissiez organiser la semaine plutôt que de le découvrir au fur et à mesure.
Avant le jour 1 : la visite
Elle a lieu avant que quoi que ce soit soit confirmé, et c'est là que se règlent les seules vraies inconnues. On sonde la céramique pour repérer les tuiles décollées, on mesure la dénivellation du plancher, on teste l'humidité s'il s'agit d'un sous-sol, et on vérifie l'état des joints de la douche. Tout ce qui doit s'ajouter au devis sort ici, pas en cours de chantier.
Jour 1 — préparation
La journée la moins spectaculaire et la plus déterminante. On protège la pièce et le trajet jusqu'à la porte, on dégraisse la céramique à fond — l'huile et le résidu de savon sont la première cause de décollement —, on recolle les tuiles creuses, on remplit les joints, puis on applique le primaire d'accrochage. Rien de visible n'a changé à la fin de la journée, et c'est normal. La salle de bain reste utilisable ce soir-là.
Jour 2 — couches de base
Deux couches de base, appliquées à la truelle, avec le temps de séchage nécessaire entre les deux. C'est ici que la surface devient continue et que les lignes de coulis disparaissent pour de bon. À la fin du jour 2, la pièce est hors service : on ne marche pas sur une couche de base fraîche.
Jour 3 — finition et ponçage
Deux couches de finition, plus fines, qui donnent le fini choisi — c'est le jour où le Nuagé devient nuagé et le Marbré, marbré. Chaque couche est poncée. Le ponçage produit une poussière fine ; on travaille avec aspiration à la source, mais c'est la journée où on suggère de ne pas s'installer dans la pièce voisine. La salle de bain est encore hors service.
Jour 4 — scellant
Deux à trois couches de scellant, qui constitue la protection réelle de la surface. Le travail est terminé en fin de journée, mais le scellant continue de durcir après notre départ.
Ce qui allonge le calendrier
- Un ciment autolissant, si le plancher n'est pas de niveau : une journée de plus, et elle doit sécher complètement.
- Une barrière d'humidité sur une dalle de sous-sol : une journée de plus.
- L'humidité ambiante. En juillet à Montréal, sans climatisation, les couches sèchent plus lentement. On planifie autour plutôt que de forcer.
- Un immeuble en copropriété : la réservation de l'ascenseur de service impose souvent des plages horaires, ce qui peut étirer le chantier sur cinq jours civils sans ajouter de travail.
Peut-on rester chez soi ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Les produits qu'on utilise sont à faible odeur, ce qui compte dans un plex où l'on partage la cage d'escalier. La vraie contrainte n'est pas l'odeur mais l'accès : s'il s'agit de votre seule salle de bain, il faut prévoir deux jours de dépannage ailleurs. On peut aussi séquencer le travail — plancher d'abord, douche ensuite — pour garder la pièce partiellement utilisable, ce qui ajoute une journée mais règle le problème.